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Le bon papier dépend de trois choses : l'usage du support, la durée de vie attendue et l'image que vous voulez renvoyer. Un grammage élevé inspire le sérieux, une finition mate se lit mieux, un papier brillant fait ressortir les couleurs. Il n'existe pas de meilleur papier dans l'absolu.
On nous demande souvent « quel papier prendre ? » comme s’il existait une bonne réponse universelle. Il n’y en a pas. En revanche, il existe une méthode pour trancher vite et bien. Après trente ans d’impression dans la Loire, voici comment nous procédons.

Le grammage exprime le poids du papier en grammes par mètre carré, noté g/m². Il donne une bonne idée de l’épaisseur et de la rigidité.
Une feuille de photocopie courante tourne autour de 80 g/m². Une carte de visite se situe plutôt entre 300 et 400 g/m². Entre les deux, toute la gamme des supports commerciaux.
Le grammage n’est pas qu’une donnée technique : c’est le premier signal perçu par la main. Un support trop souple donne une impression de bas de gamme avant même d’avoir été lu.
Voici les repères que nous utilisons au quotidien. Ils valent comme point de départ, pas comme règle absolue.
Comparatif
Grammages recommandés selon le support imprimé
| Support | Grammage courant | Ce que cela change |
|---|---|---|
| Flyer, tract | 135 à 170 g/m² | Assez souple pour la distribution, assez tenu pour ne pas paraitre jetable. |
| Dépliant, plaquette | 170 à 250 g/m² | Tient debout, supporte le pliage sans casser l'impression. |
| Couverture de brochure | 250 à 350 g/m² | Protège l'intérieur et donne de la valeur à l'ensemble. |
| Carte de visite | 300 à 400 g/m² | Le grammage fait toute la perception de qualité. |
| Affiche intérieure | 150 à 200 g/m² | Reste plane une fois posée au mur. |
| Étiquette produit | Adhésif spécifique | Le support compte moins que la colle et la résistance. |
Un conseil valable partout : si vous hésitez entre deux grammages, prenez le plus élevé. L’écart de cout est faible, l’écart de perception ne l’est pas.
La finition du papier change la lecture, le rendu des couleurs et le toucher.
Les finitions s’ajoutent après impression. Elles coutent plus cher, donc elles doivent servir un objectif précis, pas décorer.
Notre règle : une finition marquante par support. Deux se neutralisent, trois font brouillon.
La demande est de plus en plus fréquente, et les options existent réellement.
Sur ce point, mieux vaut un tirage juste sur un beau papier qu’un surtirage sur du recyclé qui finira au rebut.
Chez JLS Studio, à Andrézieux-Bouthéon, nous recevons volontiers nos clients pour toucher les papiers et voir les finitions en vrai. C’est souvent en cinq minutes sur place qu’un choix se règle, alors qu’il traine depuis deux semaines par e-mail.
Entre 300 et 400 g/m². En dessous, la carte parait fragile et se corne vite dans un portefeuille. C’est le support où le grammage se remarque le plus, donc celui où il ne faut pas économiser.
Difficilement au stylo à bille, l’encre accroche mal et sèche lentement. Si vous prévoyez d’annoter le document ou d’y inscrire un rendez-vous, choisissez un papier mat.
Légèrement : le rendu est plus mat et les couleurs un peu moins saturées, ce qui donne un aspect naturel souvent recherché. Pour des photos très colorées, un papier couché reste plus fidèle.
Oui, et c’est vivement conseillé. Nous recevons nos clients à Andrézieux-Bouthéon pour toucher les papiers et comparer les finitions. Un échantillon règle en général la question plus vite qu’un long échange.
Le papier classique ne convient pas. Il faut passer sur des supports spécifiques traités contre les UV et l’humidité, comme pour la signalétique ou les banderoles.
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